L'heure pour entreprendre!

L’entrepreneuriat au féminin, la nouvelle source d’argent des ONG du continent africain. [commentaire entreprenheure]

 

L’entrepreneuriat se conjugue au féminin, particulièrement en milieu rural. Et pour la femme rurale, c’est le palier suprême de l’émancipation civile et citoyenne.

Quel merveilleux acte citoyen de la part de l’ATUGE (Association tunisienne des Grandes écoles) de consacrer son dernier mardi-débat à la cause de la femme entrepreneure. A cette rencontre se sont ralliées Semia Ounissi, secrétaire d’Etat, ainsi que de nombreuses représentantes d’institutions financières (BAD) et d’ONG.

L’idée générale qui a prévalu est que l’entrepreneuriat est le stade suprême de la liberté de la femme. Pour parachever l’égalité en droits, il lui reste à conquérir la liberté d’initiative.

Retour sur expérience

Conjugué au féminin, l’entrepreneuriat reste un parcours du combattant dans nos régions, et par-delà dans l’ensemble des pays en développement, d’ici ou d’ailleurs, soutiennent les spécialistes de la question. Ce parcours peut être détourné de manière déconcertante.

Ainsi, on rapporte que la Banque mondiale (BM) avait financé un programme d’entrepreneuriat rural au Yémen. Des chèvres avaient été distribuées à des jeunes filles pour les encourage à développer une activité pastorale qui aurait joué un rôle intégrateur pour des petits métiers, notamment autour de la fabrication de fromage. Au final, ce programme, au lieu d’augmenter le revenu des jeunes filles concernées, est parvenu à augmenter la nuptialité, dans la région. Les familles se sont emparées du butin, et avec les chèvres, elles disposaient de quoi organiser les festins de noces. Les chèvres ont terminé leur course en broches, et les jeunettes la bague au doigt.

 

Source : Webmanager

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Commentaires sur: "L’entrepreneuriat au féminin en Tunisie" (1)

  1. Chris Warda a dit:

    L’élément « féminin » est seulement la dernière trouvaille pour justifier ou demander des investissements en Tunisie ou ailleurs. Ca ne change strictement rien pour les projets en milieux ruraux et n’améliorera aucunement la situation actuelle.

    Des projets valides existent (en connaissance de cause, je parle du milieu saharien et plus précisément du gouvernorat de Kébili). Les investissements n’arrivent jamais jusque là et pire, il n’y a aucune assistance ni soutien de la part des acteurs locaux, gouvernementaux ou pas, qui sont payés pour aider et assister la société civile et les porteurs de projets mais qui ne le font pas.

    Il n’y a aucune volonté de la part des institutions de changer la situation actuelle dans le sud.
    A part quand entre l’interet d’un gros magnat des dattes….
    Ce n’est donc pas des pseudo  » merveilleux acte citoyen de la part d’une institution » , comme cite pompeusement l’article, qui vont changer quoi que ce soit dans la vie des Tunisiens du sud.

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