L'heure pour entreprendre!

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L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprise (IACE) a publié les premiers résultats d’un sondage lancé auprès de 540 chefs d’entreprise représentants les petites, moyennes et grandes entreprises, réparties sur les grands secteurs d’activités composant le tissu économique tunisien, relayant l’avis du secteur privé sur les priorités économiques de la Tunisie que le nouveau gouvernement devrait considérer dans son programme d’actions.

l’IACE, l’UTICA et l’UTAP se proposent, ainsi, dans le cadre du projet National Business Agenda, de recueillir et transmettre l’avis des chefs d’entreprise à propos des différentes actions à entreprendre pour atteindre les objectifs annoncés et de révéler de nouveaux axes considérés comme prioritaires, étant donné le contexte économique, social et politique actuel.

Le rapport a tenu compte des 6 axes cités dans l’Accord de Carthage afin d’identifier les actions à mener pour répondre aux objectifs du nouveau gouvernement. Ce rapport cherche, ainsi, à identifier et à proposer un ordonnancement des actions possibles permettant d’épauler le gouvernement dans sa mission et qui font consensus auprès des chefs d’entreprise. En effet, les actions proposées par ces derniers sont les suivantes :

1- Lutter contre le terrorisme

– Ne jamais pardonner un terroriste pris en flagrant délit

– Elimination progressive de la liquidité pour la traçabilité des flux financiers

– Investir dans un système éducatif plus évolué, accessible à toutes les couches sociales

– Equité fiscale

– Lutter contre l’analphabétisme et renforcer l’éducation culturelle chez les jeunes et moins jeunes

– Revoir l’efficacité des douanes et agent de l’ordre au sud.

– Renforcer la punition des agents de l’ordre impliqués dans des affaires de corruption.

– Créer des brigades mobiles sur les routes du sud.

2- Lutter contre le chômage

– S’intéresser davantage aux domaines à forte valeur ajoutée et à forte employabilité

– Promouvoir l’esprit d’entreprenariat

– Incitation et financement des projets des jeunes chômeurs

– Flexibilité de l’emploi et surtout révision globale du système judiciaire qui ne regarde jamais ou presque les dossiers et condamne abusivement les entreprises, il faudra mettre en place des règles claires surtout pour les licenciements : par exemple un plafond d’un mois d’indemnité par an au maximum. Un vrai plafond et non pas une réglementation ambiguë. Le travail doit être avant tout un contrat entre deux partenaires.

– Promouvoir les zones industrielles pour inciter à l’investissement

– Promouvoir l’Investissement dans l’économie solidaire

– Freiner l’importation des produits finis notamment en provenance de la Turquie et de la Chine

3- Lutter contre le secteur informel 

– Purger l’administration des agents impliqués dans le secteur informel.

– Diminuer les impôts et inciter les microentreprises à déclarer leurs activités

– Réduire au maximum les droits de douane

– Faire mieux respecter la loi en vigueur

– Renforcer la capacité et les moyens des agents de douane et des structures de contrôle

– Créer et aménager des activités industrielles dans les zones frontalières

– Création de brigades fiscales spécialisées

– Créer des outils pour intégrer les opérateurs du secteur informel dans les entreprises structurées en les dotant de crédits et en leur octroyant des avantages pour réaliser des extensions

– Mettre en place un cadre réglementaire spécifique aux entrepreneurs individuels (régime fiscal avantageux, une simplification des formalités administratives et un allègement des charges sociales, fiscales et administratives afin d’encourager l’auto entrepreneuriat (Loi du statut de l’autoentrepreneur).

4- Réformer l’administration publique 

– Alléger les formalités administratives

– Assurer la neutralité de l’administration

– Supprimer la séance unique

– Revoir le statut de la haute fonction publique

– Agir contre l’indiscipline et le manque d’aciduité dans la fonction publique

– Créer des projets PPP avec transfert du personnel de l’administration

– Rendre plus opérationnel les les procédures de sanction des employés pour une meilleure application des réglementations en vigueur.

– Modifier la loi de la fonction publique : déduire les excès d’absences du congé annuel payé

– Publier des indicateurs d’efficacité sur internet et par région

– Mettre en place des vraies brigades de contrôle de la bonne marche des administrations avec un contrôle strict du volume de travail réel et des présences avec une évaluation quotidienne.

5- Lutter contre la corruption 

– Transparence totale et lutte contre les conflits d’intérêts

– Système de protection et de récompense des dénonciateurs, et réactivation des systèmes de dénonciations en ligne.

– Réduction progressive de l’effectif de la fonction publique pour atteindre les normes internationales

– Publier le nombre de plaintes et les résultats des sanctions par région et par ministère chaque mois

6- Assurer l’équilibre budgétaire

– Réaliser régulièrement un audit des finances publiques

– Revoir la gouvernance publique en s’orientant vers plus d’indépendance avec la mise en place d’un système de motivation des dirigeants

– Rééchelonnement de la dette de l’Etat

7- Assurer le développement régional 

– Orienter les investissements publics prioritairement vers les régions intérieures

– Créer des pôles d’excellence (secteur ; spécialité…)

– Instaurer la réalité des prix, sous réserve d’assister les démunis

– Un réseau ferroviaire conforme aux standards internationaux couvrant tout le territoire tunisien

– Avantager les établissements de loisir et de tourisme à l’intérieur.

– Diviser le territoire Tunisien horizontalement en 6 entités autonomes qui disposent chacune de toute l’infrastructure nécessaire : ports, aéroports, voies ferrées, pour desservir les villes, et autoroutes qui relient l’est à l’ouest.

– Promouvoir l’agriculture dans chaque région selon sa spécificité.

8- Les priorités du secteur privé 

Parmi les cinq réformes citées comme priorité du Gouvernement d’Union Nationale, la réforme du système fiscal et de son administration est citée comme la première réforme à entamer, la facilitation des procédures de recrutement et de licenciement est considérée comme étant la deuxième réforme à engager, mais avec un degré moindre en termes de priorités. Le code d’investissement se classe en troisième position dans les projets de réforme du nouveau gouvernement.

Source : http://www.ilboursa.com/marches/tunisie-ce-que-proposent-les-chefs-d-entreprise-a-youssef-chahed_9984

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