L'heure pour entreprendre!

 

Après des études d’ingénieur en maths-finances à Paris, il se lance dans un cursus d’entrepreneuriat à l’ESCP Europe, tout en se consacrant à sa passion première: la musique, qui lui colle à la peau et qui rythme sa vie depuis maintenant un bon bout de temps.

C’est donc tout naturellement, et avec l’aide de quelques amis, qu’il a décidé de lancer ce site en France, dont la nouvelle version a été mise en ligne le 15 mai 2014.

« J’aime bien fédérer des personnes intéressantes autour de moi et je pense que la musique est un excellent moyen pour le faire », a-t-il confié au HuffPost Maghreb.

tamboursPhoto: Fadhel Azouzi
Plateforme à la fois alternative et mainstream, ce nouveau webzine (magazine en ligne) propose aussi bien du « rock alternatif » que de la « pop qualitative » et de l’ »électro dansante ». Les rédacteurs, tous bénévoles, se sont pour cela rendus à « des centaines de concerts, des dizaines de festivals » et réalisé plusieurs interviews pour couvrir un panel musical riche et varié, susceptible de satisfaire au plus grand nombre.

Fadhel explique son projet et en profite pour revenir sur la scène musicale tunisienne, prometteuse et talentueuse mais freinée, selon lui, par des difficultés financières et administratives en Tunisie.

HuffPost Maghreb: « Les Tambours », ça vient d’où?

Fadhel Azouzi: Je trouvais le nom rigolo et percutant. J’ai toujours trouvé drôle l’image des cheerleaders qui bougent autour des tambours en uniforme. Enfin, l’évidence du mot m’est venue en écoutant la chanson « Va Pas Prendre un Tambour » de Françoise Hardy.

tamboursPhoto: Facebook/Lestambours
As-tu reçu des aides financières pour le lancement de ce magazine?

Du tout! Notre précieux capital est le talent de l’équipe, qui travaille bénévolement et avec passion pour le magazine. Nous formons une grande famille. Mais maintenant que « Les Tambours » passe le cap en devenant un magazine, je compte bien démarcher quelques investisseurs pour permettre une croissance plus rapide du site, vers l’événementiel, le shop en ligne, etc.

Pourquoi ne pas avoir lancé ce genre de magazine en Tunisie?

J’habite à Paris et j’en profite pour m’imprégner de l’effervescence de la scène musicale là-bas, aussi bien locale qu’internationale. Mais je compte bien développer des projets autour de la musique et de l’événementiel en Tunisie, à long terme. Nous avons beaucoup de fans Facebook tunisiens et je suis content que bien que le magazine soit basé en France, plusieurs de nos lecteurs sont Tunisiens. D’ailleurs, mes premiers parrains musicaux sont Tunisiens (Mehdi Ahmadi, Nejib Belkadhi, Tarek M’rab, Amine Babacheikh…) et nous échangeons très régulièrement de la musique. Quelques Tunisien(ne)s font également partie de l’équipe.

D’ailleurs, que penses-tu de la scène musicale tunisienne? Que faudrait-il pour éviter que les artistes se sentent obligés de partir à l’étranger pour « réussir »?

A mon avis, le plus grand problème à ce sujet reste l’encadrement administratif et celui du gouvernement. Les Tunisiens adorent assister à des concerts, mais les démarches pour organiser un évènement sont truffées d’obstacles.
Je me souviens de Yasmin Hamdan et d’Archive, qui avaient fait le déplacement jusqu’en Tunisie mais qui ont dû annuler leur concert à cause de paperasse manquante. Les artistes tunisiens ont une bonne culture du live mais pas assez de maisons de disque, de studios d’enregistrement et de sorties d’albums. Cela est encore une fois dû au manque de subventions et de cadre juridique.
Avec l’énorme développement des plateformes de streaming légal (Deezer, Spotify…), un encadrement de la propriété intellectuelle devient encore plus urgente. J’ai travaillé chez Deezer comme Assistant Editorial pour le Maghreb et l’offre concernant la musique tunisienne était limitée aux vieux classiques tunisiens. Finalement, la musique tunisienne est passionnante mais reste confinée à cause du manque de promotion, de moyens et de cadre administratif.

Quels sont tes artistes coup de cœur du moment?

  • Arcade Fire, le grand groupe canadien qui a sorti son 4ème album Reflektor en octobre dernier. Sur scène, ils sont fédérateurs et ils te tiennent aux tripes.
  • LE1F, un artiste hip hop new-yorkais. Avec Azealia Banks et Mykki Blanco, il fait partie de cette nouvelle génération de rappeurs qui s’amusent, loin de l’imagerie sérieuse gangsta du rap des 90’s.
  • Röyksopp et Robyn, respectivement un duo norvégien et une artiste suédoise, sont deux formations très respectées dans le milieu de l’électro pop scandinave. Ils ont uni leurs forces pour sortir ensemble « Do It Again », un mini album génial.
  • Trust, un artiste de dark pop canadien. Il a sorti l’album TRST il y’a deux ans, qui est, selon moi, le meilleur album des années 2010 pour le moment.

 

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