L'heure pour entreprendre!

Les potentialités économiques du Maroc et les opportunités qu’il offre en matière d’investissements ont été exposées, mardi soir à Milan, devant des Hommes d’affaires italiens lors d’une rencontre animée notamment par le ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologie, Abdelkader Amara.

Cette rencontre, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de S.M. le Roi en Italie, Hassan Abouyoub et du consul général du royaume à Milan, Mohamed Benali, constitue la troisième étape d’un road show organisé, au cours de 2013, par l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI) en collaboration avec le journal britannique «Financial Times».

L’événement, qui a attiré près d’une centaine d’entrepreneurs de différents secteurs, dans la majorité établis en région Lombardie, a permis aux différents intervenants de mettre l’accent sur le climat des affaires au Maroc, les potentialités économiques qu’il recèle, ses efforts en matière de développement des infrastructures, la stabilité politique dont il jouit et sa proximité de l’Europe.

Dans son allocution, Amara s’est félicité des relations séculaires entre l’Italie et le Royaume, soulignant la nécessité «d’œuvrer ensemble» pour leur «porter une dynamique constamment renouvelée».

Après avoir rappelé que cette rencontre, la troisième du genre après celles de Mumbai (Inde) et Shanghai (Chine), se tient dans un contexte économique international qui suscite, en cette deuxième partie de l’année 2013, «un sentiment presque généralisé de déception et d’incertitude», le ministre a brossé un aperçu de la situation économique du Maroc qui, tout en maintenant une bonne dynamique de croissance (4,5% annuellement), a su maîtriser le taux d’inflation, resté inférieur à 2% pendant toute la dernière décennie.

Amara a, en outre, passé en revue toute une série de performances réalisées par le Royaume dans le domaine économique, notamment ses efforts dans la lutte contre chômage dont le taux, qui était de l’ordre de 14% au début des années 2000, a baissé «de manière significative et se situe actuellement autour de 8,8%», a-t-il poursuivi.

Le ministre a relevé une tendance à la hausse des Investissements directs étrangers (IDE) avec un taux de croissance annuel moyen de 20% entre 2002 et 2012, témoignant ainsi de «la grande confiance vis-à-vis de la vigueur de l’économie marocaine et des atouts réels du Royaume».

«A la faveur de ces résultats, le Royaume apparaît aujourd’hui aux yeux des investisseurs, non seulement comme un marché en pleine croissance offrant des opportunités immédiates à saisir, mais comme une plateforme compétitive, aux portes de l’Europe et du continent africain, à partir de laquelle un investisseur peut accéder à un marché de plus d’un milliard de consommateurs», a-t-il ajouté.

Etalant des données relatives aux investissements italiens au Maroc, le ministre a évoqué des «performances très médiocres». En effet, a-t-il expliqué, sur la période 2002-2012, seuls 1,5% des investissements directs étrangers entrants au Maroc étaient originaires de l’Italie, ce qui la place à la 11e position des pays sources d’IDE.

Ce constat doit inciter les deux parties «à se poser des questions afin de pouvoir abattre les à priori négatifs, dépasser certains préjugés et de faire l’effort d’avancer les uns vers les autres, pour mieux se connaître et construire ensemble, un espace commun de prospérité partagée», a-t-il dit.

Auparavant, Abouyoub a fait un historique des relations entre l’Italie et le Maroc notamment dans le domaine commercial, faisant observer que les deux pays possèdent plusieurs points en commun en tant que pays méditerranéens.

Cette rencontre se fixe pour objectif d’informer les décideurs économiques et financiers italiens notamment de la région de Lombarde sur la situation économique et le climat des affaires au Maroc qui connaît de profondes mutations à tous les niveaux, a-t-il précisé, plaidant pour une coopération mutuellement bénéfique pour les deux parties.

Le choix de Milan pour organiser cette rencontre est justifié par le fait que la région Lombardie dont elle est le chef-lieu, possède de grandes potentialités économiques et joue un rôle de premier plan, de par la dynamique de ses entreprises dans le développement économique de la péninsule.

Source : MAP

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