L'heure pour entreprendre!

Par peur du chômage, j’ai créé ma start- up !Abderrahim Aissaioui, jeune entrepreneur

Abderrahim Aissaioui est un jeune entrepreneur. Gardant encore un statut d’étudiant, il n’hésite pas à se lancer dans l’aventure de créer sa start- up à 22 ans. Deux ans après, il nous en parle avec  un dynamisme à inspirer les plus rêveurs.

Abderrahim a entrepris au début une licence fondamentale en informatique à l’Issam (Institut Supérieur des Arts et Multimédias de La Manouba) et pousuit un cycle ingénieur dans le même institut. Passionné de jeux vidéos et de développement, il a eu l’idée, au cours de son projet de fin d’études, de créer un jeu vidéo 3D multiplayer alors que rien ne prédestinait ce jeune entrepreneur à lancer sa start-up.

C’est suite à une proposition amicale’’ hasardeuse ‘’ de créer un jeu pocker 3D  qu’ Abderrahim eut le déclic : finir vite le projet de fin d’études et se lancer dans la course entrepreneuriale : Softone a alors vu le jour , une jeune boîte spécialisée dans les advergames    (type de jeu vidéo qui a pour but de promouvoir une marque).

Softone pas à pas

Créer sa propre start-up demande beaucoup de patience. La première étape était de louer un local et de trouver les financements nécessaires. Pour collecter les fonds , Abderrahim s’est tourné  essentiellement vers sa famille et son ami Haythem Alsaidi qui est devenu son associé par la suite.

Les problèmes de commercialisation ( absence de clients ) et d’esprit d’équipe – certains collaborateurs ont préféré aller voir ailleurs – ont rendu cette étape assez dure à supporter.

« C’est en partie grâce à mon associé que j’ai pu surmonter cette étape ,‘’ nous affirme Abderrahim. ‘’ Il avait les contacts nécessaires puisqu’il faisait partie de la première génération qui a créé les jeux vidéo ».

La deuxième étape était donc de mieux cibler les activités de Softone qui a choisi au début de se spécialiser dans les advergames. Plusieurs idées ont été proposées à des clients potentiels comme  Délice danone , Smile , RedBull,  telles que l’idée de présenter son produit dans une gande surface via la technologie Kinect : des idées qui n’ont pas débouché sur de vrais contrats. Donc, Abderrahim s’est trouvé contraint , pour maintenir sa boîte en vie , de se rabattre sur le design de sites web : ‘’ Cela m’a permis de générer des revenus , mais ce n’était pas mon rêve’’.

Adieu l’advergame, bienvenue  le serious game ! 

Sachant que la plupart du temps les Tunisiens s’ennuient pendant les stages de formation, c’est en voulant répondre à ce problème que Softone a axé son activité sur le principe de  « gamification » (activités  ludiques). Le principe est semblable à l’e-learning : ‘’ Proposer une plateforme dynamique  pour  une formation de personnel plus efficace : les questions posées sous forme de quiz ressemblent plus à un jeu qu’à une formation. La formation d’un nombre important de commerciaux déployés sur tout le territoire , en même temps , est faisable grâce à ce genre de plateforme : le principe est d’apprendre par des jeux, ce qui permet aux  patrons d’entreprises d’avoir plus de visibilité en termes d’assimilation de la formation’’.

Jeune entrepreneur, ce n’est pas  une partie de plaisir

La ‘’ génération gap’’ est une réalité qu’Abderrahim a dû affronter :  » Etant jeune et avec peu d’expérience ce n’était pas facile de convaincre les chefs d’entreprise« .

Si le chemin était sinueux au début pour ce jeune homme rien ne semble l’arrêter : Softone a un portefeuille de clients tels que Unesco et Abott qui  lui ont permis de gagner en crédibilité.

L’aventure n’est pas seulement professionnelle . Elle est avant tout humaine : « Softone m’a appris  non seulement   à convaincre mais à avoir une meilleure vision de la vie en termes de gestion du stress (à chaque problème , une solution) . J’ai appris aussi à rêver les pieds sur terre :Softone travaille essentiellement sur des petits/moyens projets mais à long terme on vise un partenariat avec une boîte de taille comme Ubisoft qui s’est implantée au Maroc. Pourquoi pas en Tunisie ? Surtout que nous avons les compétences requises ! »

Source : http://www.leconomistemaghrebin.com/2013/04/09/par-peur-du-chomage-jai-cree-ma-start-up/

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