L'heure pour entreprendre!

Il n’est pas rare d’entendre ça et là des témoignages de personnes n’ayant pas pu obtenir le financement nécessaire pour lancer un projet.

Innovation_banner_entreprenheure_tunisia
Cela est d’autant plus surprenant quand ces mêmes personnes estiment que le projet en question est innovant, mais qu’il n’a pas eu le soutien escompté.   En effet, les critères d’évaluation d’un projet innovant, ou d’une création innovante, sont, soit caducs soit flous.

Parmi ces critères on retrouve la pertinence de l’idée, le profil du promoteur, le marché, la faisabilité et la rentabilité. D’autres critères ne sont pas pris en considération, comme l’impact du projet sur la société, sa durabilité et sa pérennité, l’éthique, la perspective de croissance et la qualité du business plan.
Ces derniers critères sont issus de l’atelier de réflexion organisé aujourd’hui à Tunis, par le Ministère de L’Industrie, et qui a réuni les différents organismes de financement des projets innovants, et L’agence de Coopération Allemande au Développement (GIZ). Une réunion au cours de laquelle, les acteurs financiers et de coordination du ministère, se sont interrogés sur les critères manquants pour l’évaluation d’un projet innovant, et les solutions possibles pour améliorer l’accès au financement.  Kamel Ben Amer, chargé de mission au cabinet du ministre, explique que malgré qu’il existe plusieurs mécanismes de financement pour ce type de projet,  « il y a plusieurs obstacles qui se dressent face à l’obtention d’une prime ou d’un fonds d’investissement.

Car les procédures sont longues, compliquées, ou parce que les évaluateurs ne sont pas à la hauteur, où que les critères ne sont pas clairs », dit-il. Il ajoute que le but est de palier à ces lenteurs et autres difficultés chroniques et améliorer les prestations de l’administration. «On planche sur l’améliorations des critères de sélection et on pense à des solutions.

Les participants à cet atelier de réflexion ont proposé qu’il y ait réduction du nombre des fonds en les unifiant, pour réduire le temps d’attente, mais aussi améliorer les compétences d’évaluation et des évaluateurs, et se rapprocher des entreprises dans les régions ».  Un des soucis majeur de la question de l’innovation, est d’identifier un projet innovant, ses caractéristiques et ses spécificités. La représentante de la GIZ, a expliqué que « si l’on définit plus et mieux ces critères, qu’on les communiqué, les entrepreneurs sont plus éclairés ». Le ministre de l’Industrie, Mohamed Lamine Chakhari qui a clôturé les travaux de cet atelier, a relevé que le tissu industriel en Tunisie a vu l’émergence d’une nouvelle catégorie d’entreprises opérant dans les secteurs porteurs tels que les composants aéronautiques, les TICs, les bureaux d’engineering en  partenariat avec de grands groupes internationaux. «La Tunisie se doit de lancer dans l’avenir un vaste programme de réformes tendant à améliorer le climat de l’investissement et notamment, l’environnement industriel et le renforcement du rôle du secteur privé. D’ailleurs, il existe tout un ministère qui s’occupe de la question de la réforme administrative, et bientôt il y aura un grand débat au sujet des marchés publics et de ses critères ».  Selon lui l’innovation apporte une valeur ajoutée à l’entreprise et contribue à son développement  et à sa compétitivité, au développement du marché et à la satisfaction du client.  « Les limites n’étant pas claires concernant les projets innovants, l’objectif est d’être juste et équitable et répondre aux besoins des demandeurs dans la mesure du possible.
On s’interroge par exemple si un projet qui existe ailleurs et qui sera pour la première fois lancé en Tunisie, est innovant ou pas ! Il n’y a pas d’éléments clairs… Nous voulons les clarifier et les mettre à la disposition du citoyen pour que l’entreprise s’évalue d’elle-même à l’avance», dit le ministre. Monther Achour, de Sages Capital, un des fonds de financement des projets innovants, a pour sa part proposé qu’il y ait accord de financement pour tous les projets se disant innovants, « parce que dire non à un projet, c’est dire non à la création d’emploi ». Un autre participant à l’atelier, a proposé que l’innovation soit plus lisible et que le concept soit plus facile à comprendre aux yeux de la société. Un troisième participant a proposé que le label de l’innovation soit un service accordé aux entrepreneurs et non pas un privilège.

Chiraz Kefi

Source : Gnet

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :